Le soir, ce que dit le téléphone est ce qui reste en rayon. Pas d'inventaire du dimanche, pas de cahier raturé, pas de rupture découverte devant le client.
C'est le point de départ, et il change tout : vous ne tenez plus deux comptabilités — celle des ventes et celle du stock. Vous encaissez, la quantité baisse. Un retour remet la marchandise en rayon, une vente annulée aussi. Rien à reporter à la main, donc rien à oublier un soir de forte affluence.
Vous fixez un seuil par article — trois cartons de savon, dix paquets de thé — et l'application vous alerte quand on s'en approche. Le moment utile pour commander est celui où il reste encore de quoi vendre pendant que la commande arrive. Découvrir un rayon vide devant un client, c'est déjà une vente perdue et parfois un client qui essaie la boutique d'à côté.
L'alerte porte le nom de l'article et arrive sur votre téléphone même fermé, dans votre poche ou sur le comptoir. C'est ce qui la rend utile : une rupture apprise le soir en ouvrant l'application n'est plus une commande à passer, c'est un constat.
Tailles, couleurs, capacités : chaque variante porte sa quantité et son prix. C'est indispensable pour l'habillement, les chaussures et la téléphonie, où « il m'en reste douze » ne veut rien dire si les douze sont des XL. La vente au comptoir choisit la variante, et le stock suit celle-là seulement.
Un stock finit toujours par s'écarter du réel : casse, vol, erreur de saisie, article donné. Vous saisissez ce que vous comptez, et l'écart est enregistré comme tel — daté, avec son auteur. Il ne disparaît pas dans une rature. Au bout de quelques mois, ces écarts racontent quelque chose que le cahier ne dit jamais.
Entrées, sorties, corrections, retours : le journal du stock dit d'où vient une quantité qui surprend. Quand un chiffre paraît faux, la question n'est plus « qui a triché » mais « que s'est-il passé le 12 » — et la réponse est à l'écran.
Chaque entrée de marchandise garde son fournisseur et son prix. C'est ce prix, et non une moyenne de tête, qui donne votre bénéfice réel à la fin du mois. Un article acheté à deux prix différents ne se traite pas comme un seul.
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