Le crédit fait vivre le commerce et le tue quand il n'est plus tenu. Chaque dette porte son nom, sa date et ce qui a déjà été remboursé.
C'est là que le carnet montre sa limite. On y lit « Aicha — 10 000 », mais pas si c'était en mars ou en juillet, ni si les 5 000 rendus la semaine dernière ont été déduits. Ici, chaque crédit est daté, chaque remboursement aussi, et le solde se calcule tout seul.
Toutes les dettes et tous les remboursements d'un client, dans l'ordre, sur un seul écran. La discussion cesse d'opposer deux mémoires : elle se règle sur des faits datés. C'est souvent ce qui permet de continuer à faire crédit à quelqu'un sans se fâcher avec lui.
Vous fixez un délai, l'application vous prévient quand il est dépassé. Réclamer au bon moment vaut mieux que réclamer trop tard : plus une créance vieillit, moins elle rentre, et plus la demande devient difficile à formuler.
À l'encaissement, vous choisissez le client et la part payée. Le reste part en crédit, sans écran supplémentaire ni saisie double. Un client qui règle plus tard, en espèces ou en Orange Money, voit son solde baisser d'autant, et la référence du transfert reste attachée au paiement.
Quand un client rapporte un article acheté à crédit, la marchandise revient en rayon et sa dette diminue — plutôt que de créer un remboursement d'un côté et une dette de l'autre. Vos rapports s'ajustent d'eux-mêmes.
Ce qu'un habitué achète, ce qu'il doit, ce qu'il a remboursé : la fiche rassemble ce que vous saviez de tête sans jamais pouvoir le vérifier. Un client fidèle mérite mieux qu'un nom griffonné en marge.
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